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Porte de Valenciennes

Un nouveau quartier lillois est né

Une opportunité de ville

La Porte de Valenciennes est un secteur qui a connu, au cours des dernières décennies, des bouleversements dus au déplacement du boulevard périphérique, à la construction du métro en viaduc, à l’arrêt d’exploitation de la gare Saint-Sauveur, mais également à l’aménagement du Boulevard Hoover et à la démolition d’un parc de 600 logements sociaux devenus vétustes. Il en résultait un espace parsemé de friches ou de délaissés, entourés d’infrastructures routières obsolètes et de voies de chemin de fer inutilisées.

Pour autant, entre Fives et Moulins, à deux pas d’Euralille, du centre-ville et de la gare Saint-Sauveur, dans le prolongement de ses voisins Chaude Rivière et du récent Bois Habité, le quartier constitue un emplacement privilégié au sud-est de la ville.

  • 15 hectares
  • 500 arbres
  • 1100 logements

Ouvrir la porte

C’est une ambition de mixité, des fonctions et des formes, qui a dicté les grands principes d’aménagement du projet. En intervenant sur les espaces publics, en construisant des logements de qualité, avec une large place au logement social, ainsi que des résidences étudiantes et senior, en permettant l’implantation de services et d’emplois générés par la présence de nouveaux équipements (une école, une crèche, une auberge de jeunesse, une maison de l’économie sociale et solidaire), de commerces, de bâtiments d’activités (siège social de Partenord), c’est la qualité de vie urbaine qui est recherchée, «lien social inclus».

Reconnexion
Diversification-Intensification

Le ruban animé : reconfigurer l’infrastructure routière pour apaiser et connecter le quartier

Lancer l’aménagement de 1 100 nouveaux logements, de 7 500m² d’équipements et d’espaces publics de qualité a nécessité au préalable de s’attaquer à l’imbroglio d’infrastructures routières que concentrait le quartier il y a une dizaine d’années. En 2009, le boulevard Painlevé a été redessiné pour casser son image d’autoroute urbaine. De nouveaux trottoirs y ont été créés, ainsi qu’un terre-plein paysager installé au milieu et plusieurs voies piétonnes, pour le traverser. Dans le même temps, le boulevard Belfort a été dévié vers l’est de façon à se connecter directement au sud du nouveau boulevard Painlevé.
Créer un carrefour simple à l’angle des boulevards Painlevé et Belfort avec une rue pour sortir et rentrer dans le centre-ville ainsi qu’un boulevard de ceinture reliant les différentes portes de Lille a permis de :

  • favoriser les mobilité douces en accueillant notamment les piétons et en créant une bande cyclable qui n’existait pas auparavant ;
  • créer un repère visible et positif (également grâce aux formes et fonctions de la Maison Stéphane Hessel inaugurée en 2016) ;
  • reconquérir les espaces délaissés et dévolus au stationnement sous le métro aérien ;
  • organiser et apaiser la circulation automobile ;
  • désenclaver le quartier en permettant un accès et une desserte rapide et directe vers les autres quartiers de la ville ainsi que les grands axes de circulation tel que le périphérique.

Un réaménagement qui crée un vecteur de lien et d’animation urbaine entre des quartiers aux caractéristiques contrastées : le quartier de Moulins au sud qui a commencé sa mue (aménagement du Boulevard de Belfort, extension de l’hôpital Saint-Vincent, restructuration de la résidence Belfort), Fives à l’Est, grand quartier séparé par le périphérique, le Bois Habité, quartier résidentiel de centre-ville. Ainsi la diversité des voisinages, la proximité des grands équipements (le siège de la Région, Lille Grand Palais, les gares Lille Flandres et Lille Europe..), l’excellente desserte par les transports en commun et la conjonction de plusieurs axes de circulation rapide prédisposent la Porte de Valenciennes au mélange des populations, mais également des activités.

Changer d’usages grâce au ruban animé et au ruban vert

Sous le métro aérien, des espaces protégés et abrités autrefois occupés par du stationnement, sont désormais investis pour intensifier l’animation urbaine. L’apaisement de la circulation grâce à la requalification du boulevard de Belfort rend possible ce « ruban animé » qui se déroule le long du viaduc et dont le futur groupe scolaire est une pièce maîtresse.
Des équipements variés intensifient cette animation urbaine : l’Atelier Galerie Bleue, un terrain de pétanque , un skate park bientôt complétés par l’aménagement d’un city stade et d’une aire de jeux.
Une intensification à laquelle participe également l’augmentation du nombre de logements dans le quartier.
Un ruban animé qui s’inscrit dans des formes paysagères variées et soignées. Ainsi la galerie des érables, promenade piétonne reliant les différents secteurs du quartier qui se superpose à l’ancienne promenade des remparts (ou du préfet) et se démarque des autres espaces verts du quartier par des essences différentes. Elle accueille les circulations douces et selon les parcelles favorise les jardins privatifs ou la promenade publique. L’îlot jardin est une des clefs de voûte de l’aménagement paysager du quartier.

Et demain : animer

L’achèvement de la ZAC est prévu pour 2022. L’enjeu de la métamorphose enclenchée avec le projet urbain sera alors d’accompagner l’appropriation de ce nouveau quartier par ses usagers : favoriser l’accès pour tous aux nouveaux logements, donner envie d’habiter et de travailler à la Porte de Valenciennes, cultiver et imaginer des formes d’animation pour qu’anciens et nouveaux riverains soient parties prenantes dans leur quartier aux côtés des acteurs économiques et associatifs déjà présents.

Et à l’aune du futur quartier Saint Sauveur voisin, la dynamique visée par le projet Porte de Valenciennes pourra être confortée, les liens et animations urbaines entre quartiers renforcés.

  • 33% de logements sociaux
  • 16 classes dans le futur groupe scolaire
  • 1 jardin partagé de 1000m²
  • 1 aire de jeux de 300m²

FOCUS
Le Jardin Herriot, une dynamique collaborative vertueuse

Le Jardin NIWA HANAGARA aussi appelé Jardin Herriot, en pied d’immeuble de la résidence éponyme, était autrefois un espace délaissé. En mobilisant les habitants du quartier pour sa métamorphose, c’est une dynamique paysagère et sociale vertueuse qui voit le jour, accompagnée par la Maison de quartier Moulins.

Depuis 2018 des habitants bénévoles, accompagnés par un jardinier professionnel au sein de l’association « Poussent, Poussent les fleurs », ont transformé ce bout de terrain de quelques milliers de m² en jardin japonais et serre potagère. Inutile d’avoir la main verte pour participer à ce projet ouvert à tous. Frankie transmet son savoir sur les outils à utiliser, sur les calendriers de plantation, d’arrosage, de récolte… L’opportunité pour certains jeunes apprentis d’acquérir compétences et expériences paysagères.

Le jardin Herriot, illustration exemplaire d’une démarche participative, est une initiative qui permet aux riverains, tous âges confondus, de s’engager dans la transformation de leur quartier. Des instants de partage conviviaux entre voisins, sensibilisant également à un meilleur respect de l’environnement et à l’alimentation locale.

Une dynamique enclenchée qui se poursuit sur le lot 4.2 où une co-conception et co-réalisation de même nature sont en cours pour un jardin partagé qui favorisera l’appropriation des espaces publics tout en tissant des liens entre les secteurs Belfort Nord et Sud.

Les acteurs du projet

Maîtrise d’ouvrage :
SPL Euralille concessionnaire de la MEL

Maitrise d’œuvre urbaine :
Michel Guthmann A.U. – Impact Qualité Environnementale – Agence TER – VERDI

Les chiffres du projet

  • 141 000m² de sdp
  • 15 hectares
  • 500 arbres
  • 1 100 logements
  • 33% de logements sociaux
  • 16 classes dans le futur groupe scolaire
  • 1 jardin partagé de 1000m²
  • 1 aire de jeux de 300m²
  • 1 prix d’architecture (arboretum)